lundi 25 août 2008

Polska... Bialy czerwoni.... Missing Poland!









La Pologne commence à me manquer...
Un peu.
Et les volontaires me manquent...
Terriblement!

mercredi 16 juillet 2008

Cette semaine les derniers articles du blog seront en ligne

Avant de sombrer dans l'oubli!

mardi 15 juillet 2008

STOP NON STOP

































Ici vous pouvez lire des choses sur la république d'UZUPIS, un chouette quartier de Vilnius qui ne manque pas d'imagination! A aller voir!

Enquête : Les gens seraient-ils plus sympathiques le lundi que le vendredi?



Chapitre premier : Lundi 23 juin 2008.



Labas!*


Comme vous le savez déjà, les volontaires ont parfois des idées folles...

Vincent (France), Amélie (Allemagne) et moi avons donc décidé de réunir nos forces pour passer le temps- qui devient très long- en Pologne. C'est ainsi que tout bêtement nous avons eu l'idée saugrenue d'aller en Lituanie, mais non pas en bus, non pas en train, mais bien évidemment en auto-stop, sinon, ça ne serait pas marrant! Nous en avons rigolé du vendredi soir, n'y croyant pas une seule seconde...

Dimanche soir je vais donc les rejoindre dans leur école (ils vivent maintenant dans une bibliothèque et dans une ancienne classe maternelle), dans leur petit coin perdu à côté de Mikolajki, ville très touristique de Mazurie. Je ne croyais pas vraiment partir, et surtout pas en Lithuanie car nous hésitions encore entre ce pays ou le choix de rester en Pologne et visiter quelques villes qui nous sont encore inconnues ( Lodz, Lublin, ...)

Dimanche soir, après deux glaces et un restaurant, j'ai ENFIN découvert le film : « Bienvenue chez les ch'tis » Ca faisait un moment déjà que je l'attendais! Un peu décue, peut-être l'attendais-je un peu trop... mais j'ai eu des bons moments de rire en le regardant. Vincent s'est bien évidemment endormi devant...


Lundi matin, ma journée commence plus que bien... Il est 9h, je décide d'aller faire la tournée de café pour mes chers amis encore à moitié endormis. Je suis, heureusement, la seule à boire mon café sucré... Je prends donc mes 3 cuillers habituelles... Je vais dehors pour fumer, toujours à mon habitude, ma cigarette matinale tout en buvant mon café... Pfffiouuuuu... Dans cette école, ils mettent le sel dans une tasse... Chez moi on y met le sucre... J'ai donc eu un café plus que salé, et je peux vous assurer que ce n'est pas bon... Voilà donc une journée qui commence on ne peut mieux! Ensuite on prépare nos affaires, en route pour l'aventure et voilà t'y pas qu'on oublie la tente... On commence en beauté notre périple, demi-tour (bon on avait juste fait quelques mètres (et encore c'est beaucoup dire)).

Et nous voilà au bord de la route de Zelwagi, en route pour la Lituanie.

Sekmes!**

Le temps est beau mais le vent souffle toujours... Nous attendons durant 20 minutes, personne ne semble avoir pitié de nous, pauvres volontaires au bord de la route, et ensuite deux voitures décident de s'arrêter en même temps... Nous choisissons donc d'assaillir la première venue, de peur qu'elle ne s'échappe peut-être... Et voilà donc notre première étape achevée, nous sommes à Mikolajki! Sur une route on ne peut plus déserte... Au milieu de la nature qui s'étend. Un taxi se propose de nous avancer de 4 kilomètres mais n'ayant pas compris si il voulait nous faire payer la course, nous décidons de refuser... Les gens nous surprennent vraiment car ils prennent toujours le temps de descendre de voiture, de perdre 10 minutes de leur précieux temps à débarasser leur coffre et leur voiture pour nous faire de la place... Notre deuxième étape nous avance encore un chouillas. Dorénavant, nous ne restons jamais bien longtemps au bord de la route (surprenant car nous sommes trois), ainsi nous attendons 10 minutes et un énorme 4X4 s'arrête avec, à son bord, une mamie polonaise et une femme qui parle un Anglais parfait... Là encore, elle prend le temps de stopper la voiture pour nous libérer nos ceintures de sécurité coincées dans la banquette. Elle ne va pas bien loin mais ça nous permet quand même de gagner 5 petits kilomètres... Comme dirait Vincent 5 kilomètres après 5 kilomètres et on y sera bientôt!


Pour notre 3ème étape un mini-camion fait son apparition, bien gentil de nous prendre à bord mais il n'y a que 2 sièges donc nous sommes un peu à l'étroit, la portière est mal fermée et Vincent se retient de tomber. J'ai toujours la mauvaise idée de regarder autour de moi dans les voitures : un calendrier porno, une image du pape et juste à côté de ce fameux Jean-Paul, un préservatif qui pend, prêt à être attrapé à tout moment et à être utilisé. J'aime le stop car on découvre vraiment des choses intéressantes, ainsi on s'est aperçu que dès que nous montions dans une voiture, le chauffeur prenait son téléphone portable et appellait... En Pologne, nous n'étions pas trop stressés car nous comprenions encore ce qu'ils se disaient... Mais en Lituanien et Letton ( Letton? Lettonien?), moins facile! Bref, ce chauffeur ci dispose d'une sybil ( aucune idée sur l'orthographe du mot...) qui nous dit-il, lui permet de repérer la police. C'est en sa compagnie qu'à 12h30 nous arrivons à Elk. On prend souvent une petite pause pour aller boire un verre, manger une glace et casser la croûte. Ensuite direction la chaussée pour se remettre en route. Nous restons plantés là pendant un très très long moment. Un jeune arrive, à pied, et nous demande où l'on souhaite aller avant de nous conseiller d'aller faire du stop à la sortie de la ville car ici personne ne s'arrêtera pour nous. Il nous explique longuement la route. Nous commençons donc à marcher quand il nous siffle. Il va nous déposer en voiture, plus facile semble-t-il. Autant pour nous, l'hospitalité polonaise n'a vraiment aucune limite. Il est accompagné d'un de ses amis, ils nous observaient tous deux depuis le début, en face de leur appartement. C'est à bord d'une voiture plus-que-rapide que nous montons avec la musique à fond les ballons ( dont une chanson en Polonais sur la drogue pas chère des Pays-Bas) et l'estomac qui s'arrache par la vitesse... On frôle l'accident au feu rouge mais heureusement c'est un vrai pilote... On les remercie gentiment mais nous sommes bien heureux de sortir de cette voiture... Nous voilà donc à la sortie de la ville (On aurait vraiment mis le temps à pied car ce n'est pas tout proche). Beaucoup de gens sont très aimables avec les auto-stoppeurs, nous avons droit à des saluts à tire la rigo, des gens qui nous font des signes incompréhensibles mais surtout beaucoup beaucoup beaucoup de gens qui font le signe qui signifie : je vis ici autour... ( le plus louche c'est qu'au milieu de nulle part – il est possible qu'au minimum 30 personnes vivent dans la seule maison visible! Surprenant!)

Un homme assez âgé s'arrête tout de même le deuxième 4X4 de la journée plutôt chic et luxueux en plus, on ne se plaint pas... Il nous mène donc à notre 4ème étape : Augustow. 16H15.


Nous nous rapprochons tout doucement de notre but. Nous sortons donc les panneaux Ogrodniki, qui est une ville transfontalière. Un businessman s'arrête (vous remarquerez que ce sont toujours des hommes qui nous prennent, les femmes sont plutôt rares!). On lui demande si il se rend à Ogrodniki, et coup de chance, il nous répond : « Non non je vais en Lituanie! » Waouh!

Lui aussi dispose d'une radio pour se préparer aux contrôles de police...

A 17h52 exactement nous passions la frontière et cet homme nous accueilli d'un « Welcome in Lithuania! »

Sa radio ne devait certainement pas fonctionner correctement car il s'est fait flashé par le radar ( avec les jumelles longue distance) et la police nous arrêta donc quelques minutes, le temps de lui donner son procès... Il était beaucoup moins souriant après ça... Il nous dépose là ou il habite, à Alytus... Nous ne réalisons toujours pas que nous sommes vraiment en Lituanie, c'est assez incroyable... Nous sortons notre petite pancarte Vilnius et nous nous remettons au travail. Autant aller jusqu'au bout, nous pensions arriver beaucoup plus difficilement en Lituanie et donc nous n'étions pas certains d'avoir le courage de tenter Vilnius... Après quelques minutes seulement un jeune homme efféminé s'arrête. Il parle un très bon Anglais ( ça nous change de la Pologne, il nous faut un certain temps d'adaptation!) et est vraiment sympathique. Il nous pose énormément de questions, nous parle beaucoup, change la radio toutes les 30 secondes et nous propose même de boire un café ( qu'il se propose évidemment de payer). Il nous demande même si nous avons déjà mangé car si nous avons faim, on peut toujours s'arrêter quelque part pour manger un morceau... Et voilà, il est seulement 20h30 et nous sommes à Vilnius (21h30 heure locale).


10heures de route! On est plutôt fiers de nous mais ne réalisons toujours pas!

Il s'avére difficile de planter la tente au milieu de la capitale donc nous partons à la recherche d'une auberge de jeunesse. Chose facile également, notre premier essai s'avère parfait, une auberge bien située à 5 minutes du centre, équipée d'Internet et d'une cuisine à disposition pour seuleument 8 Euros la nuit. Le principe est plutôt marrant, il faut enlever ses chaussures avant de rentrer et prendre une paire de chaussons...

Je vois une tête qui ne m'est pas inconnue, et oui, je me souviens... Il y a quelques mois je suis allée rendre visite à une fille de Georgie qui est volontaire à Bialystok, elle m'a emmenée chez des amies à elle qui faisaient une petite fête. C'est là que j'avais rencontré Yannick, un Français qui vient de Vorey-sur-Arzon, la même région que Cynthia... Et voilà que je le recroise à Vilnius... Il est accompagné d'un Belge qu'il a rencontré dans le bus Varsovie-Vilnius.


Nous sommes fatigués donc nous décidonc de faire un tour rapide de la ville avant d'aller prendre du repos bien mérité dans notre dortoir...


Bonne nuit!






  • * : « Salut » en Lithianien

  • ** « Bonne chance », toujours en Lithuanien

Chapitre 2 : Mardi 24 juin 2008




Phrase du jour : « Les Polonais en Lituanie, c'est comme les Allemands en Pologne, ils sont partout! »


Labas rytas!*


9h, l'heure de se lever (sans l'ami Ricoré – pardon, j'attrape l'humour Vincent, ça fait peur!).

Après un café, c'est parti pour une visite de la ville. On passe des cathédrales aux églises, des églises aux parcs, tout en passant par la vieille ville, les stands de glaces, les demeures du fameux Adam Mickiewic, etc.

Nous trouvons également une librairie française avec un choix incroyable de livres, des nouveautés, des classiques... Le temps pour Vincent et moi de refaire notre bibliothèque. J'ai ainsi acheté « Maktub » de Paulo Coelho pour 15 Zlotys ( 4,5 Euros alors que le prix affiché en Euro est de 6) et « Histoire d'une vie » d'Aharon Appelfeld. La caissière (lituanienne) nous accueille d'un énorme sourire et nous surprend par son Français, qu'elle parle très bien. Vincent et moi sommes aux anges (oui parfois 9 mois en Pologne, ça a des conséquences bizarres et affolantes).

Nous découvrons aussi le « Café St-Germain », un bar à vins, où ils servent, entre autre, du canard, du foie gras, du vrai fromage français, etc... Le Bonheur en Lituanie!

Nous continuons à notre rythme la visite de la ville avec Amélie pour guide.

En soirée, nous voulions aller dans un restaurant français : « Les Amis » tenu par un couple franco-lituanien qui a fait le tour du monde avant de s'installer à Vilnius. Mais sur la route nous avons découvert un restaurant... belge! J'ai donc, bien évidemment, forcé mes deux camarades à y entrer. On y a dégusté une savoureuse crème brûlée en buvant de la bière belge. Le Bonheur d'une Kriek! Vincent a, quant à lui, testé sa première Chimay!

Amélie était un peu dégoûtée par la cuisine soit-disant « belge » car sur la carte, dans la partie « soupes » on vous propose : « Poulet au cappucino et chocolat blanc »...

???

Quelqu'un a déjà mangé ça quelque part?


Bref, nous devions rejoindre des gens rencontrés à l'auberge dans un bar mais nous ne les avons jamais retrouvés, nous étions pourtant dans le même bar...

Nous étions toujours éreintés et nous sommes donc allés dormir assez tôt!


Labanakt!**




  • * « Bonjour »

  • ** « Bonne nuit »

Chapitre 3 : Mercredi 25 juin 2008.



Riga? Czemu nie?*


Dans notre auberge de jeunesse, nous avons rencontré pas mal de monde. Des Australiens (nombreux!), un British, des francophones, des Américains ( partout!), et même... que Marlène a encore fait preuve d'une intelligence surprême. Je parlais avec une dame un peu plus âgée qui venait d'Alaska ( moi aussi j'ai été surprise) et j'étais vraiment étonnée par son anglais... Oui Marlène, on ne t'a jamais appris à l'école que l'Alaska fait partie de l'Amérique? Oups...


Bref un des Américains nous avait confié qu'il allait à Riga en bus car ça ne coutait que 55 Zlotys (17 euros). Nous avons donc, nous aussi, été tentés par Riga. On s'est donc levés vers 8h pour aller acheter nos tickets à la gare. Sur la route, notre jeu favori est de regarder les plaques d'immatriculation, de huer quand les Italiens passent, de dire « Das ist Deutsch, das ist scheiβe » quand ce sont des Allemands, et de crier de joie quand on voit des Belges ou des Français. Donc nous sommes toujours à observer les plaques et nous voyons un plaque nordiste... Ohhhh Biloute, des ch'tis mi! Le gros préjugé s'est déroulé sous nos yeux, la femme est descendue de la voiture en criant et en faisant des doigts d'honneur à son mari, resté dans la voiture. « Bienvenue dans le Nord-pas-de-Calais! »

Quelques minutes plus tard, on la recroise, qui retourne vers son compagnon dans la voiture et Vincent ne peut s'empêcher : « Elle a oublié ses clôôôpes dans l'auto! ».

On se dirige toujours vers la gare, dans le bureau Eurolines pour nos billets. Madame Sourire est de service aujourd'hui. On ne se plaindra plus JAMAIS du sourire en Pologne, les Lituaniens font mieux.... Bref on a toujours l'impression de faire chier les gens (qui sont pourtant là pour bosser mais bon...) mais on obtient TANT BIEN QUE MAL nos tickets malgré la mauvaise foi de la caissière...

Notre bus démarre à 13h30 et nous arrivons à Riga à 18h.

La première chose à faire est de trouver un endroit où dormir. En plein centre nous trouver une auberge de jeunesse, toujours pour 8 euros la nuit. L'accueil y est plus que chaleureux, on n'a pas le temps d'entrer dans le bar ( la réception se trouve dans le backpackers pub) que tout le monde nous salue, un homme nous pose un tas de questions, nous demande de nous installer autour d'une table en attendant. Une bibliothèque s'ouvre ( la porte est en fait une fausse bibliothèque) et nous laisse acceder à notre dortoir – au 4ème étage – erf- il faut vraiment que j'arrête de fumer! L'ambiance a l'air très relax, tout le monde est sympa,... Par contre on a très vite décidé d'arrêter le restaurant et d'aller faire nos courses au supermarché. Riga est une ville EXTREMEMENT chère!

En Lituanie la monnaie locale est similaire au Zlotys polonais, le taux de change est de 1 donc nus n'étions pas du tout perdus. En Lettonie, je donne 60 Zlotys en pensant en récupérer plus en argent local... Ils m'en ont rendus 11... Erf... Tout est vraiment hors de prix... On décide donc d'acheter les pâtes les moins chères et de même pour la sauce... Nous sommes donc dans le magasin quand je sens quelqu'un derrière moi qui appelle un de ses amis... Je me dis en moi-même : « C'est qui se gogol qui se colle à moi? » Je me retourne et... Surprise. Yannick! Encore une fois! On termine nos courses ensemble, et on décide de se donner rendez-vous dans la soirée pour le match Allemagne-Turquie. Evidemment, cela va sans dire, on supporte les Turcs, c'est plutôt marrant dans le bar (belge!) il y a le côté allemand, l'autre turc... et beaucoup de touristes, ça fait du bien de voir des gens différents, ça commence à manquer en Pologne! Je rencontre un énorme groupe composé de toutes les nationalités possibles ( Brésil, Bolovie, américains de Californie,...). Ils sont en fait membres de « couchsurfing », un site Internet sur lequel après inscription, l'on peut dormir gratuitement chez les membres, partout dans le monde... Je suis assez réticente, beaucoup d'entre-eux parraissent bizarres! Mais ils sont marrants, ils viennent me chercher toutes les 10 minutes pour me présenter à tout le monde...

Ce soir là on a aussi rencontré deux niçois, dont un qui est assez impressionnant : Max.

Il fait un tour du monde, seul, à vélo... Des parts de récits sont surprenantes!

Après la défaite de la Turquie (rrrr) nous décidons d'aller dans le bar français : La belle époque.

C'est en fait le rendez-vous international de Riga. Surprise, les serveurs sont Français! L'un d'eux vient de Lille mais vit là depuis quelques années... Il me parle de tous les bars de Tournai, ça fait du bien de retrouver une petite part de « maison », même en Lituanie! On y rencontre des Lettons, des Finlandais,... On me dit que je ressemble à une lituanienne (ah bon? ...), on s'y amuse bien, et ça fait également un bien fou de faire la fête jusqu'au petit matin car en Pologne la plupart des bars ferment à 23h ou minuit, on a vu mieux... Par contre le jour ne se couche pas en Lettonie, ou très peu... A minuit il faisait toujours clair et vers une heure le jour se lève... Je n'ai pas aperçu la moindre nuit! Incroyable!

Mais il est vraiment temps d'aller dormir car le lendemain matin nous avons une visite guidée de la ville par un Britannique qui vit depuis quelques années à Riga et qui organise des visites un peu moins centrées sur les choses touristiques...










  • * « Pourquoi pas? » en Polonais

Chapitre 4 : Jeudi 26 juin 2008



La nuit fut plutôt courte!

Il faut se lever un peu plus tôt pour préparer nos sacs, nous quittons la ville cet après-midi pour la côte lettone.

Direction Vaivari – un petit village perdu sur la côte. On sort du train – au milieu de nulle part et Amélie nous fait beaucoup rire en demandant : « Il y a un magasin ici? » Aussi loin que notre regard peut s'étendre, c'est désert!

On marche quelques minutes pour trouver, au milieu de la forêt, un camping. Des vacances au camping, il nous manque le jeu de boules mais on fera sans. On est arrivés plutôt tard, le temps de monter la tente, il ne nous reste plus beaucoup de temps donc nous allons juste voir le coucher du soleil sur la plage, à la tradition allemande qui consiste à applaudir quand le soleil disparaît complètement. ( Ils font ça sur une île allemande si j'ai tout compris, tout le monde s'assoit dans les sièges bizarres que vous pouvez voir sur les plages germaines et dès que le soleil est couché, tout le monde applaudit et on sort le champagne...).

Ensuite direction le match Russie-Espagne (oui je suis devenue une fana de foot – encore un effet de la Pologne) où l'on ne crie pas trop fort que nous supportons l'Espagne (vu le nombre de Russes, Estoniens, ... ça parle russe de partout) et pourtant, surprise, au premier goal tout le monde se lève et hurle de joie...

Et très vite zou au dodo, fatiguant les vacances. Et demain on reprend la route pour la Pologne!


PS : Je n'ai plus de jambes! Trop de marche en trop peu de temps!













Chapitre 5 : Vendredi 27 juin 2008.


On lève le camp vers 11h, direction la Pologne! On remercie mentalement les motards, arrivés hier soir et partis tôt ce matin mais évidemment ils ont laissé tourner le moteur pendant 10 minutes en donnant du gaz et du gaz, juste à côté de notre tente. La nuit n'a donc pas été terrible – beaucoup de touristes sont arrivés dans la nuit et ont pris le temps de s'installer bruyamment...

L'auto-stop s'avère plutôt impossible, il n'y a que des touristes sur les routes et évidemment il n'y a jamais 3 places de dispo dans la voiture. Nous prenons donc un train pour Jelgava, une ville située un peu plus bas que Riga. On retente l'expérience... Une heure sans succès... La patience a des limites... On décide de changer notre itinéraire, avec un peu de chance, l'autre route marchera mieux, et ce fut le cas... Un jeune homme nous embarque donc en direction d'Eleja. Notre prochain convoi fut lui aussi très sympathique. 3 Russes s'arrêtent, on leur explique en Polonais que nous sommes 3 donc c'est IMPOSSIBLE, ils repartent mais coupent le moteur quelques mètres plus loin et nous font des signes : venez venez...

Bon tant pis, on monte!

On se serre à l'arrière... Nous avons passé la frontière Lettonie-Lituanie... Comme ça!

Le chauffeur est un peu bizarre, il appelle un de ses amis je suppose avec son portable et nous le passe... Je ne savais pas quoi dire mis à part : Allo? Chose à laquelle le mystérieux interlocuteur répond intelligemment Allo. Je dis quoi moi? Amélie saura peut-être mieux y faire, je lui donne... Mais ça revient au même. Le chauffeur nous demande notre carte, conduit sans regarder la route, concentré sur notre carte... On s'arrête dans une station essence, et gentiment, il nous donne des post-it sur lesquels il a noté les différentes étapes de notre trajet : Voilà vous partez en direction de cette ville, ensuite par là ensuite ici et vous serez en Pologne. Merci! Mais on y avait pensé aussi :-)

La route est déserte... On reste près de 2 heures sur la route... Amélie est partie dans la station pour nous réapprovisionner en chocolat et cookies. Elle a recroisé le Russe. Il l'a vue avec ses petites pièces dans les mains, comptant notre argent et a surement du croire qu'on était à la rue ou très pauvres et a donc forcé Amélie a accepté 20 Zlotys! Finalement, alors que nous n'y croyions plus trop, une voiture s'arrête (pendant que Vincent était dans les champs à faire pipi – comme quoi on s'arrête pour deux filles seules plus facilement...). Et voilà, on s'assoit dans une voiture de kéké.

Vitres teintées, les flammes dessinées sur la voiture, les bidons d'essence dans le coffre (ce qui ne l'empêche pas de fumer dans la voiture), le calendrier porno, etc. Mais voilà nous avons encore avancé de quelques kilomètres nous sommes maintenant à Siaulai et nous partons à la recherche d'un endroit où planter la tente. Pas facile. Mais on y arrive, on décide de se réveiller à 6h pour quitter assez tôt – pour premièrement ne pas avoir de problème à cause de la tente et ensuite pour arriver en Pologne dans la journée car nous commençons à être vraiment fatigués et tout le monde aimerait être chez soi. On repousse le réveil d'une heure car... IL PLEUT!

A 7h nous sortons donc de la tente – il pleut toujours. Nos sacs, nos chaussures, tout était dehors.

Voilà la cause de notre rhume commun, une journée entière dans des chaussures trempées...

Grâce à notre pilote Russe nous avons de l'argent et donc de quoi se payer un bon petit-déjeuner dans une station essence. Спасибо !

Et aujourd'hui, mis à part la pluie, la chance est avec nous!

Un couple s'arrête pour nous prendre, ils vont à Kaunas, une de nos prochaines étapes que nous n'espérions pas atteindre avec une seule voiture car elle est située à 170 km! Formidable...

Eux aussi nous proposent de manger quelque chose, ils ont des sandwichs avec eux... On commence vraiment à croire que c'est une tradition dans les pays baltiques d'offrir à manger ou le café quand on prend quelqu'un en voiture. Deux heures plus tard nous sommes à destination, je suis bien reposée car j'ai dormi tout au long du trajet... Notre futur pilote est un jeune ouvrier qui nous emmène à Marijampolé, une ville qui n'est plus bien loin de notre pays... tous les espoirs sont permis, on a le sourire! Et avec un peu d'insistance on arrive à tout, quand je vous dit TOUT comprenez bien TOUT. En effet, on a même réussi à faire stopper une voiture... allemande! On se doutait bien qu'un Allemand ne pouvait aller qu'en Pologne ;-)

On pousse Amélie devant histoire de discuter avec le chauffeur et c'est parti; il s'obstine à nous parler en Allemand, on comprend... waouh!

Il va nous laisser à Suwalki, nous voilà en territoire connu, on a le sourire jusqu'aux oreilles. Etrange de se dire qu'en Pologne on se plaint toujours de la langue et en fait, on se rend compte qu'en Lituanie ou Lettonie, le polonais a été notre seul moyen de communication avec certaines personnes. Beaucoup de gens parlent Russe et bien que ce soit très différent, on arrive à se comprendre...

Ensuite, honte sur moi, je ne me souviens plus du trajet... Ni des voitures mais je me souviens de ma dernière voiture, un couple de jeunes étonnants qui refusaient d'aller à l'église le dimanche... Ils me plaisaient bien ces Polonais hors de la norme :D

Bref je n'oublierai pas de si tôt ce petit périple dans les pays baltes!









Le chiffre du jour : Plus de 900 kilomètres en stop sur la semaine!